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Malik
2 avril 2017

À Malik, Malik et demi ! Malik, William Tai de son vrai nom, est né le 2 janvier 1948 à Paris. Petit-fils d’un ministre de Tchang Kaï-Chek, son grand-père était diplomate et Chinois, sa grand-mère Belge. Du coup, le voilà nanti d’une mère eurasienne, née au Mexique, épouse d’un eurasien de père français. Quant à lui, il est né à Paris, il passe les premières années de sa vie en Indochine avant d’émigrer vers la Belgique et vivre son enfance à Bruxelles. Malik, pseudonyme de William Tai. Tai dont l’une des nombreuses traductions signifie paix. Cet homme nommé Paix aurait aimé faire de la boxe en professionnel. Mais il a pensé, le naïf, que le dessin était plus facile. Au vrai, ne dessine-t-il pas un peu comme on monte sur le ring : avec beaucoup de souffle et de muscle ? Il se forme autant dans la tradition culturelle chinoise qu’en lisant les romans d’Alexandre Dumas ou « Moustache et Trottinette » de Calvo. Mais son livre de chevet sera dans sa jeunesse les « Souvenirs entomologiques » de Fabre. Jusqu’à l’âge de 14 ans, chez les Jésuites, à Bruxelles, il apprend à dessiner les saints du calendrier et les gamines de l’école d’à côté… Puis il décroche le record de longévité à l’Académie des Beaux-Arts, où il reste inscrit près de dix ans. Il conçoit ensuite un court récit pour « Tintin », « Minuset », scénarisé par Jean-Marie Brouyère. Puis, il travaille pour « Spirou » dans un registre réaliste, à partir de 1970. Après une collaboration aux « Belles Histoires de l’Oncle Paul », sur un texte de Maurice Rosy, il s’associe de nouveau avec Jean-Marie Brouyère et entreprend un an plus tard la série « Archie Cash » personnage d’action au charactère chaud et bouillant au look de Charles Bronson, et démarre ainsi pour de bon dans le métier (Archie Cash en 1971 dans Spirou 2349 21/4/83). Avec Brouyère et Terence, il conçoit également le dyptique « Blue Bird ». Aux éditions des « Archers », il réalise « Johnny Paraguay », scénarisé par Terence de 1983 à 1985, puis « Chiwana », une série partiellement prépubliée dans « Spirou » (deux recueils en 1984 et 1985). À partir de 1989, il adapte « Les Colonnes du ciel » d’après Bernard Clavel, aux éditions « Lefrancq ». Malik mène parallèlement une carrière d’illustrateur humoristique. Dès 1977, sur son propre scénario, puis sur un texte de Bom, il dessine « Big Joe » dans « Spirou ». À signaler que cette série est également présente en 1980 dans « Super-As ». En 1982, pour « Spirou-Album + », il conçoit « La Raque à mal », sur un texte de Benoist. Toujours pour « Spirou », après quelques gags du « Plombier » puis de « La vie secrète des poubelles », scénarisé par Dugomier, il anime « Cupidon » avec Raoul Cauvin à partir de 1988. Malik réalise également des illustrations dans le magazine « Schtroumpf », en 1989 et dans « Le Soir », en 1992. Pour les éditions « Topgame » et aux côtés de Daniel Kox, Louis-Michel Carpentier et Jidéhem il participe aux recueils « Chansons Cochonnes » (trois volumes de 1990 à 1993). En 1996, il s’associe avec l’humoriste Stéphane Steeman le temps d’une histoire intitulée « Gertrude au pays des belges ». Passant avec une apparente facilité d’un graphisme réaliste à un traité humoristique, Malik pratique une Bande Dessinée dynamique et originale. Quand la Bande Dessinée lui en laisse le loisir, c’est à la peinture et surtout à sa passion la plus étrange que Malik aime consacrer son temps : les araignées venimeuses et autres reptiles de redoutable réputation. Il prétend avoir élevé les trois quarts des mygales de Belgique, et est très fier d’avoir réussi à faire se reproduire la célèbre Lycose de Narbonne, « l’araignée-loup », une tarentule chasseresse décrite par son cher Fabre…

 

[Source : Bédéthèque]

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